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Tu n'es pas épuisé.

18 mai
2 min de lecture
Image générée par IA.

OKR. Tableaux de bord.

Fakes validés.

Tes dents se fissurent sous la pression.

Ta mâchoire tremble au bord de la rupture.

Une sueur acide te colle la chemise au dos.

Ton ventre se tord en nœuds de feu.

Ton cœur cogne comme s’il voulait défoncer tes côtes.


Tu appelles ça burnout.

Le Vivant appelle ça lâcheté.


J’ai vu ça chez des dizaines d’entre nous.

Chez ceux qui ont inventé l’Harmocratie, libéré des équipes, enterré le management sur scène… et qui, à 4h12, seuls dans le noir, serrent encore les dents comme des enfants terrorisés.

Pendant ce temps, les feeds vomissent leur beau bruit :

« Je suis las de l’attention-grabbing. »

« L’org chart m’étouffe. »

« Voici ma stratégie LinkedIn 2026. »

Analyses ciselées.

Frameworks élégants.

Du bruit de luxe.


Le Vivant ne vient pas t’offrir une meilleure stratégie.

Il ne vient pas te proposer du repos.


Il t’éventre.

Parce que le vrai problème n’est pas la fatigue.

Le vrai problème, c’est que tu refuses encore de te laisser défoncer par lui.


Tu craches sur le game en public… et tu le joues en privé.

Tu likes les posts qui dénoncent l’org chart… tout en gardant le tien bien vivant. Tu parles de solitude… sans jamais oser te laisser déchirer par elle.


Le Vivant ne te demande pas de lâcher prise.

Il exige que tu te laisses prendre.

Totalement.

Violemment.

Jusqu’à la garde.


Il ne vient pas te vendre un nouveau modèle.

Il vient te faire jouir en hurlant dans ta propre chute.


Le vrai épuisement ne vient pas de ce que tu fais.

Il naît de ce que tu refuses :

te laisser traverser,

te laisser ouvrir,

te laisser saigner jusqu’à l’os.


Et la seule question qui reste, la seule qui compte vraiment :


Combien de temps vas-tu encore faire semblant d’être fatigué…

alors que ton corps, lui, hurle déjà qu’il ne veut plus qu’une seule chose : se laisser prendre ?

 
 
 

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