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Pourquoi tu vois tes équipes comme des zombies

17 mai
2 min de lecture
Image générée par IA.


Tu entres dans la salle.

Les néons fatigués bourdonnent au-dessus de ta tête.

Une colonne glacée te cingle la colonne vertébrale et te fouette les omoplates.


Tu les regardes… et tu les vois.

Pas vraiment vivants.

Des corps qui bougent, qui acquiescent aux bons moments, qui prononcent les mots attendus.

Mais leurs yeux sont vides.

Leurs gestes sont mécaniques, presque automatiques.

Plus d’étincelle. Plus de feu. Plus rien de vivant derrière leurs phrases.


Et là, la lame te transperce le thorax.


Ce que tu vois en eux, c’est exactement ce que tu es devenu.


Ta poitrine s’alourdit comme si un rocher te broyait le diaphragme jusqu’aux talons.

Tes membres sont rouillés, chaque mouvement te coûte.

Et le matin, dans ton miroir doré, tu retrouves le même vide derrière tes propres yeux.


Tu les vois morts parce que tu l’es aussi.

Tu les vois sans vie parce que tu refuses depuis trop longtemps de t’abandonner au Vivant.

Tu portes cette peur de te faire prendre sans concession.

Alors tu continues à cocher les cases, à dire les mots justes, à animer la réunion comme si tout était normal.


Mais au fond, tu le sais.

Ta poitrine se contracte violemment, comme si une main glacée écrasait ton sternum. Ton ventre se noue jusqu’à te faire gerber la vérité la plus cruelle.


S’ils ont l’air de zombies, c’est parce que tu es le premier mort-vivant de la pièce.


Leur absence de feu n’est que le miroir impitoyable de ton propre feu éteint.

Leur peur silencieuse n’est que l’écho direct de la tienne.

Tes équipes ne sont pas démotivées.

Elles sont simplement le reflet fidèle de ce que tu refuses de voir en toi.


Et la seule question qui reste, celle que tu évites depuis des mois, est celle-ci :


Combien de temps vas-tu encore regarder tes équipes comme des zombies…

alors que tu sais, au fond de tes tripes,

que le fantôme que tu vois en eux, c’est toi ?

 
 
 

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